Que deviennent nos micro ordinateurs, imprimantes ou moniteurs, lorsque, après leur ultime panne, ils quittent nos bureaux pour être remplacés par du matériel flambant neuf ? Chaque année, en France, quelque 190 000 tonnes d'équipements informatiques professionnels arrivent en fin de vie. Si l'on y ajoute le matériel domestique, on arrive au chiffre impressionnant de un million et demi de tonnes de résidus électroniques.
Ces objets du quotidien paraissent banals, mais ils sont très embarrassants. Un simple moniteur ou un écran de TV sont par exemple, une
bombe écologique en puissance. Ils contiennent des poudres luminescentes
radioac-tives et de nombreux métaux lourds, comme le cadmium ou le gadolinium.
S'ils se retrouvent, comme c'est trop souvent le cas, dans la nature ou enfouis dans une décharge, un choc peut faire imploser l'écran et laisser s'échapper ces produits. Le sol et les nappes phréatiques peuvent alors être contaminées. Ces métaux lourds cancérigènes, risquent donc de se retrouver dans l'eau que nous consommons. 
C'est pour cette raison qu'à partir du 1ier juillet 2002, le démantèlement et le recyclage des déchets électroniques
est obligatoire pour les entreprises. 
Ces centres de retraitement et de valorisation démontent tous les composants avec précaution. Les métaux précieux, comme l'or, que l'on trouve sur les circuits électroniques sont récupérés. Les éléments en verre et en cuivre sont aussi recyclés pour fabriquer de nouveaux matériels. Seuls certains plastiques posent un problème,
irrécupérables, ils sont enfouis dans des carrières sécurisées.
L'avenir de cette activité est en
tout cas assuré. La vie d'un ordinateur étant de plus en plus courte,
commerce oblige et la quantité de déchets augmentant sans cesse. |